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Le
18 janvier au matin, le BCR Marne arborant la marque du contre-amiral
Labouérie, commandant les forces maritimes de l'océan Indien,
accostait pour la première fois à Manama, capitale de Bahrein,
en compagnie de la corvette Dupleix.
Autrefois station de commerce et d'échange entre l'Orient et l'Occident,
l'île de Bahrein était également renommée pour
sa production perlière.A partir de 1930 l'exploitation du pétrole
est devenu la principale activité économique et les revenus
des ventes en on fait la première place bancaire du golfe avec
plus de cent cinquante banques, soit une banque pour mille habitants,
ainsi q'une des principales places financières.
Contrairement aux idées reçues, l'éternel été
n'existe pas ici et un vent froid et sec, digne des meilleurs hivers Français,
nous a accompagnés durant toute l'escale.Heureusement les commerçants
du souk étaient là pour habiller les imprudents.
Dés le premier soir, le cocktail offert sur le pont d'envol de
la Marne par M.Justinard, ambassadeur de France et le contre-amiral Labouérie
nous a permis de faire connaissance avec les autorités Bahreini
et une partie de la communauté Française forte de trois
cent cinquante personnes.
Et c'est avec beaucoup de gentillesse que durant ces trois jours nous
fûmes invités par nos compatriotes, découvrant ainsi
mieux cette ville industrieuse, pleine de contrastes, construites sur
le désert, et les palmeraies qui, il y a encore quelques années,
couvraient l'île.Visites aux symboles du passé : le souk
ou l'on travaille l'or à l'ancienne, le fort Portugais en ruine
d'Abu Mahir, à Al Mou Hevreq, construit au seizième siècle;
visions du monde moderne : les centres commerciaux, les hôtels fastueux
et cet immense pont qui relie Barhein à l'Arabie Saoudite.
La réception du 20 janvier à l'ambassade de France, devait
chaleureusement clôturer cette courte mais intéressant escale.La
Marne et le Dupleix appareillaient pour poursuivre leur mission dans le
golfe Persique.
(article
paru dans cols bleus-janvier 1988).
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